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"Tout s’achemine vers l’évanescence et se perd et peu de choses laissent des traces, surtout si elles ne se répètent pas, si elles arrivent une seule fois et ne reviennent pas, de même que celles qui s’installent trop aisément et reviennent chaque jour et se juxtaposent, elles non plus ne laissent pas de traces." Interrogation d’Oriane (Crayon de papier noir, une fin de texte semble avoir été gommée): Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Les choses ne laisseraient donc pas de traces parce qu’elles mutent, deviennent à tout instant d’autres choses, elles-mêmes aussi peu sûres, évanescentes, fragiles : la vie serait une succession de fragilités? Certainement ! C’est, peut-être, ce qui en fait le charme et la beauté, cette réalité de la transition entre deux événements qui n’est en fait que le seul vrai événement : la vie comme un insaisissable.
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